10/09/2013

Jean-Jacques Goldman - Presse

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Jean-Jacques Goldman, le succès par procuration
Source : DNA (Dernières nouvelles d'Alsace)
Auteur : Xavier Frère
Photo : AFP 

Personnalité préférée des Français, carton dans les hits de  Génération Goldman  1 puis 2, pérennité des Enfoirés. Jean-Jacques Goldman reste un cas unique dans la chanson française.

À l’époque d’un président « normal », c’est un artiste « normal » qui tient le haut de l’affiche, trente-deux ans après son premier tube « Il suffira d’un signe » (1981). Pourtant, à la différence de quelques-uns de ses contemporains, Patrick Bruel, Mylène Farmer ou Johnny, qui arpentent encore les scènes, Jean-Jacques Goldman est retiré du « circuit ». Sauf peut-être pour les Enfoirés, et sur la pointe des pieds. Loin de la sphère médiatico-artistique, il est un pater familias discret, retiré depuis 2001, mais efficace. « Goldman » sonne comme une marque, label et gage de qualité à lui tout seul. La « Golden touch » ? Tout ce que touche l’artiste se transformerait en or.

« Un incroyable pouvoir de séduction »
Il a été un faiseur de tubes pour lui-même avant de l’être pour Céline Dion, Johnny, Calogero, De Palmas, Marc Lavoine, Patricia Kaas. Plus de 30 interprètes en tout. Au point d’être devenu aussi en quelque sorte le pater familias de la chanson française. Il ne marche pas seul. « À force de ne pas être à la mode, il est devenu intemporel », éclaire l’auteur Emmanuel Bonini, qui a correspondu avec l’artiste dès les années 80, et qui sort prochainement un livre sur les sept tournées de Jean-Jacques Goldman (*).

Avec son retrait prolongé, il a suscité le mystère, et le désir. « C’est quelqu’un de malin, subtil, qui connaît le métier de A à Z, qui a un incroyable pouvoir de séduction », décrit-il, « il a su traiter de sujets sociétaux avant l’heure, sans jamais, comme un Yannick Noah par exemple, donner ses vraies opinions ». Il personnalise encore aujourd’hui « une joie de vivre », reste quelqu’un de « foncièrement positif », engagé de surcroît dans des causes nobles. Et par les temps qui courent, cette attitude plaît.

Ce souffle de bonheur, il a aussi été alimenté par les deux disques « Génération Goldman », le premier vendu à 800.000 exemplaires - un exploit aujourd’hui dans le marasme discographique - et le second qui prend le même chemin.

Ces reprises ravivent la flamme des adultes qui l’ont découvert dans les années 80, et grâce à une nouvelle génération d’artistes (Tal, M Pokora, Emmanuel Moire…) touchent les plus jeunes.

Est-il un cas unique dans le panorama musical français ? « Comme un Francis Cabrel, il a un certain recul par rapport à son statut », juge Sevan Barsikian, qui a créé avec Michael Goldman, son fils, la florissante My Major Company, à la fois label de musique et plateforme de financement participatif.

« Il n’est jamais parti »
Reste aujourd’hui UNE question à plusieurs entrées : est-il allé « au bout de ses rêves » musicaux ? Suffira-t-il d’un signe pour qu’il remonte sur scène ? Pourra-t-il revenir ? « De façon échelonnée, ou très ponctuelle s’il refait un album », prédit Emmanuel Bonini, « mais en fait, il n’est jamais parti ! »

(*) « Goldman en lumières » (éditions Didier Carpentier) sortie le 12 septembre.

Source : DNA (Dernières nouvelles d'Alsace)

Voyez aussi l'article : Jean-Jacques Goldman en lumières (cliquez ici)

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